Chez Papa et Maman



L'enfer ce n'est pas les autres, c'est les autres du même sang que vous, la famille !
On ne choisit pas ses parents, remarques eux non plus ne vous choisissent pas, c'est la même justice pour tous.
Dans un monde idéal on pourrait choisir sa famille, d'ailleurs franchement je suis plus attaché à ma famille de coeur; comme quoi les liens du sang c'est une vaste comedie, tiens regardez Abel et Cain, Polynice et Eteocle, Harry Potter et son cousin Dudley et moi et mes soeurs !
Donc un week end à la campagne chez ses parents on commence a le regretter des l'aire d'autoroute. Moi j'essaie d'emmener le plus souvent mon crétin de fiancé, au moins ma mère l'emmerde lui, il reste poli, et moi j'ai la paix.
Dans la vie on montre toujours son plus mauvais profil à ses parents, et à son conjoint, c'est quand même mieux, on n'emmerde pas la société avec notre caractère.
Vous croyez que je peux si je le veux aller m'enfermer dans ma chambre de petite fille ? eh bien non, ce qu'il reste à moi dans cette maison est au fin fond d'un grenier pousserieux. Au fond d'un placard dans la salle de bains il y a quand même une boite à chaussures avec mon prénom dessus, elle contient une culotte, ma brosse à dents , des lunettes, un mascara, et une paire de chaussettes pas à moi.
Mon crétin apres avoir gentiment aidé mon père a aller chercher du bois va s'avachir sur le canapé avec une pile de micro hebdo.
Comme nous sommes grandes la maison compte desomais des petits enfants. La premiere heure tout le monde s'extasie et leur fait des bisous, ensuite c'est comment eviter la corvée de les surveiller. La plus petite arrive sa couche à la main, tout le monde sait ce que cela veut dire, l'odeur nous le confirme. "Vas donner à Tata Machin" "Vas donner à Maman" "Vas donner à grand mère", cette pauvre gamine se trimballe sa couche dans toute la maison jusqu'a ce que quelqu'un soupire et se devoue.
Franchement, il faut oser dire la verité, changer les couches c'est pas une joie, c'est même parfois deguelasse suivant le contenu, et il n'y a qu'une conne aveuglée par l'amour maternelle pour penser l'inverse, ou alors elle nourrie ses enfants de petales de roses.
Le bonheur familial c'est de rentrer chez soi, dans son cocon, la ou le matin je ne suis pas obligée de parler avant mon café, enfin chez soi ! Bordel que c'est bon.

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